Le conflit Ukrainien-Russe une conséquence d’hier..

Russian President Vladimir Putin speaks during his address to the nation at the Kremlin in Moscow on February 21, 2022. - President Vladimir Putin said on February 21, 2022, he would make a decision "today" on recognising the independence of east Ukraine's rebel republics, after Russia's top officials made impassioned speeches in favour of the move. (Photo by Alexey NIKOLSKY / Sputnik / AFP)

N’ont-ils pas promis à la Russie que l’OTAN n’a aucune intention d’élargir vers les frontières Russes , il y a de cela 30 ans? Une interrogation insensée pour plus d’un , censée pour d’autre à propos d’une possible adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique.

Il y a de cela 30 ans que l’OTAN était à 1200 kilomètres de Saint-Petersbourg , Aujourd’hui 100 mètres entre l’OTAN et les frontières russes. Cette progression constante inquiète le Président de la Russie Vladimir Poutine à un niveau qu’il croît que rester les bras croisés est une menace imminente et immédiate pour la sécurité et de la survie de la nation russe.

Nostalgie des promesses non-tenues

En 1990 , les leaders occidentaux ont promis Mikhaïl Gorbatchev et à Boris Eltsine sur la non-progression de l’OTAN vers l’Est. Malheureusement ces promesses n’ont pas été tenues.

« Je veux que l’OTAN, dit-il, affirme sans équivoque que peu importe ce qu’il adviendra au sein du pacte de Varsovie, il n’y aura pas d’expansion du territoire de l’OTAN vers l’Est, c’est-à-dire plus près des frontières de l’Union soviétique. » soutenait le ministre allemand des affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher.

« Préférez-vous qu’une Allemagne réunifiée soit liée à l’OTAN, avec l’assurance que le territoire de l’OTAN ne sera jamais déplacé, ne serait-ce que d’un pouce vers l’Est par rapport à sa position actuelle ? » À quoi Gorbatchev répond : « Toute expansion de la zone de l’OTAN n’est pas acceptable. » Baker acquiesce : « Nous sommes d’accord là-dessus. » conversation entre Gorbatchev et secrétaire d’État américain James Baker.

Malgré ces promesses verbales , cela n’a pas empêché l’expansion de l’OTAN en 1999 et en 2004. L’historienne américaine résume cette situation en ses mots: « les Occidentaux ont profité de la faiblesse de la Russie sous Gorbatchev et Eltsine » et que l’homme Fort de Kremlin en a un très mauvais souvenir.

Patience et Stratégie

Après la chute de Berlin et la fin de la guerre Froide , ce qui a conduit à une Russie amoindrie. Boris Eltsine comprenait la nécessité de se focaliser sur l’intérieur. Ainsi , il a constamment cherché et obtenu de ressources financières auprès des américains et allemands afin de s’assurer de son maintien au pouvoir et de revigorer l’économie russe au bord de l’effondrement. Donc , s’opposer à l’élargissement de l’ OTAN n’était pas l’urgence de l’heure.

Poutine a bien appris la leçon

L’histoire de l’élargissement de l’OTAN reste et demeure un très mauvais précédent pour Vladimir Poutine , qui à cette époque était au centre du jeu des grandes puissances , soit comme agent du KGB ou autre. La guerre froide perdue au dépend de l’OUEST est un fait qui démontre que la sécurité de la Russie n’a jamais été une priorité pour les occidentaux.